Chronique du roman: Le grand mirage

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La troupe du cirque « Le grand mirage » se déplace de ville en ville. Nous faisons connaissance avec ses différents membres : Emile, le doyen ; Marta, son épouse ; Elsa, la jeune trapéziste ; le Muet, l’homme à tout faire ; Lucien, le clown ; Viktor, le jongleur ; Martial, le dresseur ; et puis il y a Adrien, un adolescent qui aide à soigner les animaux du cirque et son grand-père, Salvatore.

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CHRONIQUE DU LIVRE : AU BONHEUR DES FAUTES

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AUTEURE : Muriel GILBERT

EDITIONS : La Librairie Vuibert

Le résumé :

Pas de panique, ceci n’est pas un livre de plus sur cette satanée orthographe qui en a fait pâlir plus d’un à l’annonce d’une dictée !

C’est juste une immersion dans la vie de l’auteure, correctrice au journal « Le Monde ». Eh oui, c’est un métier de corriger les fautes des autres…

Muriel Gilbert nous explique l’origine de sa passion pour les mots, comment, de fil en aiguille et un peu par hasard d’ailleurs, elle est entrée dans ce monde si méconnu et pourtant si passionnant.

Elle en profite pour nous apprendre et nous expliquer quelques règles, c’est vrai. Mais ne vous inquiétez pas, elle le fait d’une manière si agréable et avec tant d’anecdotes (qui nous montrent d’ailleurs que même les plus grands font des fautes !), qu’on en regrette presque de ne pas l’avoir eue comme prof de français !

Allez, je ne résiste pas à vous confier quelques-uns des « bonbons sur la langue », comme les appelle l’auteure, qui m’ont le plus amusée :  

« Le mot oiseaux présente 2 particularités. C’est à la fois le mot le plus court de la langue française qui contienne toutes les voyelles (si l’on ne considère pas le y comme une voyelle à part entière) et le plus long dont on ne prononce aucune des lettres : un vrai casse-tête pour les étrangers ! »

Vous en voulez un autre ?

« Ressasser est le plus long palindrome de la langue française. Un palindrome est un mot que l’on peut lire dans les 2 sens, comme radar ou kayak. Il existe également des phrases palindromes, comme Elu par cette crapule ou La mariée ira mal. »

Voilà de quoi impressionner vos convives, lors des réunions de famille ou entre amis…

Mais on en apprend également plus sur l’Histoire, sur la construction de notre langage, sur l’importance de la ponctuation, sur la vague de féminisation des mots (à laquelle l’Académie Française s’est souvent opposé) et bien entendu sur la dernière réforme de l’orthographe.

Muriel Gilbert nous rappelle aussi que l’évolution de la langue dépend surtout de nous… Effectivement, les nouveaux mots qui rentrent dans le dictionnaire chaque année le font car nous les utilisons couramment. De même pour le féminin des mots : ce sera le féminin le plus utilisé qui entrera dans l’usage. Alors, diriez-vous auteure ou autrice ?

Quelques mots sur la forme de ce livre

Evidemment, ce n’est pas un roman, comme vous vous en doutez, bien que nous entrons tout de même dans la vie de l’auteure, qui nous raconte son parcours, avec légèreté et humour.

Au niveau structure, on retrouve dans chaque chapitre des encadrés, les fameux « bonbons sur la langue » dont je vous ai parlé plus haut. Mais Muriel Gilbert profite également du texte qu’elle écrit pour nous expliquer telle ou telle règle, ou encore comment bien utiliser un mot ou un accord, ce qui peut d’ailleurs changer complètement le sens de la phrase.

Voulez-vous savoir celui qui m’a le plus plu ?

Ecrit-on : des vaches blanches et noires, ou bien des vaches blanc et noir ? Réponse à la page 118 (petit indice : cela dépend si les vaches sont bicolores ou si le troupeau contient des vaches blanches et des vaches noires)

Marrant finalement l’orthographe non ??

A la fin du livre, vous trouverez  en outre une « boîte à outils » regroupant des livres et des sites de référence qui sont utilisés par ces correcteurs professionnels.

3 bonnes raisons de lire ce livre… (même, et surtout, si vous n’êtes pas fan d’orthographe !)

Tout d’abord, pour découvrir, à travers la vie et les péripéties de l’auteure, un métier qui sort du commun. Elle le raconte avec tant d’humour que rien que cela, en vaut la peine !

Ensuite pour toutes les anecdotes relatées. Par exemple, la faute d’orthographe commise par Bernard Pivot lui-même (bon, rappelons que ce Monsieur a tout de même une dictée qui porte son nom !)  ou encore, dans plusieurs communiqués officiels de l’Elysée !

De quoi nous déculpabiliser lorsque nous oublions un petit « s » à un pluriel non ?

Mais il suffit d’ouvrir le journal pour dénicher certaines perles ! Citons notamment « Son cadavre a été ramené sur la plage où il a récupéré rapidement » (au lieu de « où il a été récupéré rapidement » ça fait une différence tout de même, surtout pour le cadavre !)

Car il faut préciser que le correcteur ne s’arrête pas à la vérification de la seule orthographe. Il vérifie également le sens des textes qu’il corrige, du moins dans leur ensemble, pour s’assurer qu’ils transcrivent bien ce que leur auteur a voulu faire passer comme message…

Enfin, bien entendu, il faut lire ce livre pour apprendre. Non seulement les règles oubliées de notre enfance, mais aussi tous les trucs et astuces utilisés par ces experts pour retenir comment s’écrivent certains mots, ou leur genre.

Ainsi, dit-on un anagramme ou une anagramme ? On prononce « une nana-gramme », quoi de plus féminin qu’une nana ?

Pour un astérisque, on retiendra que c’est un garçon, comme Astérix le Gaulois, tout simplement.

Qui a dit que la langue française était difficile ?

« Emma, une jeune Britan­ni­que fraî­che­ment débar­quée à Paris avec qui j’ai travaillé comme inter­prète au BHV, se deman­dait ce qu’étaient deve­nus les ponts un à huit à Paris, puis­que nous avions un « pont neuf ». Quand j’ai expli­qué en rigo­lant que neuf était syno­nyme de nouveau, elle s’est moquée de moi en me montrant dans un guide que c’était le plus vieux pont de Paris. Avouez qu’il y a de quoi en perdre son latin. »

Chronique du livre : Une année en Provence

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AUTEUR : Peter MAYLE

EDITIONS : de la Seine

Le résumé :

Ce livre décrit la 1ère année de vie en Provence de l’auteur, qui a acheté un mas dans la région de Bonnieux.

Nous commençons avec les festivités de la nouvelle année et ses repas de fête pantagruéliques ! Les rencontres avec les gens de la région, leurs habitudes de vie si différentes de celles de notre auteur anglais ! Le livre fait la part belle à la cuisine provençale, si variée et si chère à ses habitants.

Février et son épaisse couche de neige qui isole les villages les uns des autres, et dont on ne se douterait pas en pensant à cette région… L’arrivée du printemps et ses marchés qui reprennent de plus belle ! L’été, si chaud et envahi de touristes de tous horizons…

Mais c’est aussi l’histoire de la rénovation de leur maison avec la nécessaire adaptation des nouveaux propriétaires aux lenteurs des ouvriers provençaux. Ce sont des rencontres et des visites impromptues, parfois intrusives, de soi-disant « amis » qui veulent profiter de cette chance de pouvoir venir dans ce si bel endroit (même si personne ne les y a jamais invités !!)  

Ce que représente ce bouquin…

En fait, c’est un tour d’une année dans la région provençale qui nous est proposé ici, comme si on vous présentait un circuit touristique, avec ses paysages, ses curiosités locales, ses mets typiques, ses points positifs et négatifs, le tout dans une ambiance bon enfant qui ne manque pas d’humour (anglais bien entendu !)

Il ne s’agit pas d’un roman à proprement parlé, mais plutôt de la biographie de cet auteur anglais durant l’année de son installation en France, pays où il aimait tant passer ses vacances. Il n’y a pas d’intrigue, de suspense, ni même vraiment d’histoire ! On le suit juste à travers les saisons, dans ses bonheurs de découvertes et ses désillusions dans la rénovation de sa maison.

Le plus c’est quand…

C’est quand vous lisez ce livre… en étant vous-même en Provence ! Et même quasiment à l’endroit où vivait cet auteur (il est décédé en 2018 d’après mes infos)

C’est super, car lorsque vous allez visiter un village, vous repensez à ce que Peter Mayle en a dit, ses anecdotes, les restaurants auxquels il fait allusion, etc…

Et vous comprenez mieux aussi les habitants, leur culture, etc…  Bref, c’est plus une découverte de la région qu’une histoire à proprement parlé, mais c’est écrit d’une façon si plaisante que vous rêvez d’y être au plus vite (ou, comme moi, d’y retourner !)

A lire donc, si vous voulez en savoir plus sur ce si beau coin de France ! Le livre ne date pas d’hier (1989), mais reste toujours très actuel malgré tout.

Chronique du livre : La vengeance du pardon

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AUTEUR : Eric-Emmanuel SCHMITT

EDITIONS : Albin Michel

Le résumé :

Nous trouvons dans ce livre 4 histoires :

  1. Les sœurs Barbarin
  2. Mademoiselle Butterfly
  3. La vengeance du pardon
  4. Dessine-moi un avion

La première histoire raconte la vie de 2 sœurs qui, bien que parfaitement identiques physiquement, sont totalement opposées au niveau caractère. Lily est la gentillesse et l’honnêteté même, ce qui ne manque pas d’irriter encore plus sa sœur Moïsette, constamment jalouse, agressive et envieuse. Malgré cela, rien n’y fait, toute sa vie, Lily pardonnera tout à sa sœur jumelle, même si cette dernière, au contraire, restera mauvaise jusqu’au bout.

La seconde histoire est celle de William, le fis prodige, et de Mandine, souffrant d’un retard mental. Les deux jeunes gens se sont aimés le temps d’un été, puis William est reparti faire carrière à Paris, tandis que la jeune fille est devenue mère dans son petit village des Alpes. William ne voudra jamais reconnaître qu’il a un fils, jusqu’à ce qu’il se révèle être la condition afin que le jeune homme reçoive en héritage la société de son oncle.  Alors, il n’hésitera pas à aller arracher l’enfant à sa mère, tout en ne voulant pas d’elle dans sa vie. Plus tard pourtant, Mandine n’hésitera pas à se sacrifier pour sauver son enfant. Un jour,  lorsqu’il découvrira que son fils l’a ruiné suite à des malversations, la question qui s’imposera dans l’esprit de William sera « Qu’aurait fait Mandine ? »

La troisième histoire relate le parcours d’Elise. Comment se venger lorsqu’un homme vous a pris ce que vous aviez de plus cher, votre enfant ?  C’est la question à laquelle Elise se force de répondre. Pour cela, elle a décidé d’apprendre à connaître l’assassin de sa fille, et lui rend visite régulièrement, quitte à devoir déménager temporairement pour pouvoir le suivre dans une autre prison du pays. Sam, le taiseux, le gars sans sentiments, ne parvient pas à comprendre pourquoi cette femme le suit constamment et persiste à lui rendre visite. Pourtant, il les autorise à chaque fois qu’elle en fait la demande…

Enfin, la dernière histoire met en scène un vieil homme qui reçoit dans son jardin la visite d’une petite fille, Daphné. Elle lui demande de lui dessiner un avion. S’ensuit une belle amitié entre cette enfant et cet ancien pilote allemand qui a fait la seconde guerre mondiale. Ils découvriront ensemble « Le petit prince » de Saint Exupéry. Et c’est en s’intéressant à cet auteur, disparu durant la guerre, que Werner fera une découverte impensable, bouleversante même…

Au sujet de la forme du roman…

Il est assez plaisant de pouvoir lire plusieurs récits courts, qui, bien que tournant autour du thème du pardon et de la vengeance, sont pourtant fort différents au niveau des univers qu’ils nous présentent.

Les récits sont vivants, bien écrits, tout en étant faciles à lire, et nous tiennent en haleine constamment.

Le fond…

Comme à son habitude, l’auteur sait nous emmener loin et nous plonger véritablement dans un autre monde. Nous passons d’une histoire à l’autre, d’une époque à l’autre, sans jamais nous lasser.

L’air de rien, les sentiments de chacun des personnages ne nous laissent pas indifférents, et les questions du pardon, de la vengeance s’infiltrent dans notre esprit et nous forcent à réfléchir …

En conclusion

Comment faire de la philosophie en lisant simplement de belles histoires ? Lisez des livres d’Eric-Emmanuel Schmitt !  C’est facile et agréable… Encore une fois je me suis laissée prendre au jeu, et les chutes de ces histoires sont souvent inattendues…

Celle qui m’a le moins plu ? C’est la dernière, « Dessine-moi un avion », car je la trouve un peu bâclée…

Celle que je préfère ? Mademoiselle Butterfly. Peut-être est-ce parce qu’il s’agit à la base d’une belle histoire d’amour entre deux êtres si différents …

Bon, d’accord, je suis fan de cet auteur, car j’aime ses histoires qui délivrent à chaque fois un message, sans que l’on en ait l’impression ! Essayez, vous verrez que c’est très enrichissant. Et n’oubliez pas de noter en commentaire de cette chronique quel est votre récit préféré, des 4 histoires présentées !

Chronique du livre : Le choix d’une vie

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AUTRICE : NESSA

Le résumé :

Sylvain a tout perdu depuis l’accident qui a tué sa femme et son fils. Il a sombré et s’est retrouvé à la rue, désemparé…

Mais le jour où il sauve lui-même un enfant qui allait se faire renverser par une voiture, la vie va lui offrir une seconde chance en la personne de Cécile, la maman de ce petit garçon.

D’abord Sylvain ne veut pas de cette attention, lorsque la jeune mère lui propose de venir en convalescence chez elle. Mais petit à petit, les choses vont changer, la situation va évoluer et il va finir par s’attacher à cette famille, qui a vécu un drame semblable au sien.

Mais tout cela est-il bien réel ? Sylvain pourra-t-il  remplacer son ancienne vie par une nouvelle, si séduisante soit elle ?

Au sujet de l’histoire…

Le sujet de ce livre ainsi que ses personnages sont attachants. On compatit bien vite avec ce papa qui a tout perdu et qui tente de refaire surface… La famille « adoptive » décrite est idéale, avec un gentil petit garçon, une sympathique maman et une délicieuse grand-mère.

L’histoire aurait cependant pu être un peu plus étoffée, car on a très vite lu les 77 pages de ce roman, et même si le rebondissement de la fin est original, j’avoue avoir été un peu déçue par la chute, cette dernière phrase qui reste pour moi fort sibylline… dommage !

Et de l’écriture…

On sent de suite qu’il ne s’agit pas d’une autrice très expérimentée, mais avec le temps et du tavail, elle pourrait fournir des romans intéressants je pense…

Pourquoi ? car Nessa parvient à nous faire ressentir les sentiments de ses personnages, à nous faire rentrer dans l’histoire qu’elle propose. Il y a des dialogues suivis, c’est agréable à lire, on ne s’ennuie pas.

On attend encore quelques améliorations, notamment au niveau de l’orthographe et de la syntaxe, mais laissons-lui le temps d’évoluer…

En conclusion

Une petite histoire agréable à lire pour se détendre, ce qui n’est déjà pas si mal, mais sans plus.

Evidemment, c’est à cette occasion qu’on voit la différence entre les auteurs aguerris, expérimentés, et les débutants, mais il faut un début à tout et je pense que celui-ci, avec un peu d’acharnement, est prometteur…

Chronique du livre : Génération B

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AUTEUR : CHANG Kang-myoung

EDITIONS : Decrescenzo éditeurs

Le résumé :

Nous sommes en Corée du Sud et nous y suivons la vie d’un groupe d’étudiants lancé dans la course aux concours pour intégrer la meilleure université, puis, selon le cursus idéal, une grande entreprise ou l’administration. Parmi eux il y a Seyeon, une jeune fille très brillante mais totalement désenchantée par le modèle de la société sud-coréenne. C’est d’elle que parle le narrateur, un de ses amis étudiants.

Pour s’opposer à cette vie sans grand défi qu’on lui impose, elle veut réaliser une action de contestation dont tout le monde parlera, et qui restera dans l’histoire. Seyeon s’inspire de grands criminels, de serials killers notamment… et décide de créer un groupe de personnes prêtes à se suicider au sommet de leur gloire et ayant préalablement publié une « déclaration de suicide » sur un site internet nommé « whydoyoulive.com ». La jeune étudiante a décidé de montrer l’exemple en se suicidant elle-même en premier lieu !

Mais pour réaliser son projet elle doit tout d’abord persuader des « disciples » de la suivre dans cette aventure mortelle. C’est alors que nous sommes témoins de toutes les manipulations qu’elle mettra en œuvre afin de s’assurer qu’au moins 5 de ses amis la suivent dans la mort.  Elle leur laisse 5 ans après son propre décès pour mettre leur promesse à exécution.

Le feront-ils ? Quel sera le retentissement de ce site ? Et son ami, le narrateur, la suivra-t-il jusque-là ? Je vous laisse le découvrir…

Au sujet de la construction du roman…

C’était une expérience pour moi, je n’avais jamais lu de roman sud-coréen, et ce fut une belle découverte. C’est un livre très bien construit, avec le sens de conserver une même structure tout le long. L’écriture est plaisante, instruite sans être assommante, avec des références littéraires diverses. On y découvre également le mode de vie sud-coréen, avec des notes explicatives en bas de page. Bref, du beau travail, soigné…

Cela n’a pourtant pas été très facile au début. En effet, le livre commence par ce qui ressemble à un article de presse relatant la mort du fils d’un président d’une grande entreprise sud-coréenne.

Juste après, le narrateur commence à parler de lui, mais sans dire qui il est vraiment (j’avoue que j’ai d’abord cru qu’il s’agissait du fils indiqué dans la publication précédente, mais non…)

Il nous présente ensuite son amie Seyeon, puis, surprise, on tombe sur un encart grisé, reprenant un numéro, un titre, des extraits de livres et une autre histoire avec des autres personnages !

Et ces encarts reviennent dans chaque chapitre du bouquin… toujours avec la même structure.

C’est assez déroutant ! On ne comprend pas tout de suite (en tout cas, pas moi !) et ce n’est qu’au fil de l’histoire qu’on apprend (ou plutôt qu’on déduit, car personne ne nous le dit !) qu’il s’agit des écrits de Seyeon, qu’ont découverts ses amis après sa mort.

Le malaise de toute une génération…

Ce livre peut se lire de plusieurs façons :

  • On peut le voir comme un genre de thriller, avec des morts, du suspense, etc… Mais dans ce cas armez-vous de patience car il vous faudra attendre plus de la moitié du livre pour voir arriver de l’action !
  • Ou bien on peut le voir comme une critique d’un modèle de société (qui pourrait aussi être la nôtre d’ailleurs, dans une certaine mesure), comme une analyse de cette génération B, dont la définition vous sera donnée dans le roman, qui se lit alors plutôt comme un essai, l’intrigue étant plus un support pour énoncer les idées de l’auteur.

En conclusion

C’est un livre original, pas toujours facile à comprendre et qui traîne un peu en longueur. Il fait plus la part belle à la réflexion sur le but de la vie qu’à l’action, mais le tout étant ingénieusement mêlé, on en ressort avec un sentiment bizarre…

C’est pourquoi je ne conseille absolument pas ce livre à une  personne déprimée, au risque qu’elle se sente trop en phase avec les idées suicidaires de Seyeon et passe à l’acte, s’il lui venait de prendre l’histoire au pied de la lettre !!

Je pense d’ailleurs que c’est la raison pour laquelle l’auteur a rédigé une note à la fin de son livre où il incite les jeunes à réfléchir au rôle qu’ils doivent jouer dans la société et où il cite Samuel Huntington :

On découvre qui on est seulement si on sait contre qui ou contre quoi on se bat.