Chronique du roman : GHOST IN LOVE

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AUTEUR : Marc LEVY

EDITIONS : Robert LAFFONT/VERSILIO

Le résumé :

C’est l’histoire d’une rencontre, ou plutôt d’une retrouvaille, entre un père et  son fils, dans des conditions… paranormales puisque Raymond, le papa, ancien chirurgien, est mort depuis 5 ans !  Il vient demander à son fils, Arthur, pianiste célibataire parcourant le monde, d’accomplir une mission pour lui. Et le moins que l’on puisse dire, c’est qu’elle n’a rien de banale cette demande (je ne vous la révélerai pas, non, non, il faut lire ce livre) !

Alors Arthur va d’abord hésiter : d’abord il pense qu’il a des visions et que c’est le « joint » qu’il a fumé par erreur qui l’a mis dans cet état… et que tout cela n’est qu’un rêve. Ensuite, il en veut à son père de vouloir le mettre dans une situation des plus délicates, voire carrément illégale, et enfin il n’apprécie pas vraiment les révélations de Raymond sur sa vie sentimentale.

Cependant, Arthur aime son père, dont il a très difficile de faire le deuil, et va finalement se laisser emporter dans une aventure de 3 jours, riche en rebondissements, mais qui leur permettra de se retrouver, de mieux se comprendre et de se dire tout l’amour qu’ils ont l’un pour l’autre. Amour filial qu’ils n’ont jamais vraiment su exprimer.

Et pour Arthur, cette escapade sera également l’occasion d’une rencontre inattendue, qui pourrait bien changer sa vie… (ah ah…!)

Chasser le fantastique et il revient au galop…

Je ne sais pas si vous avez déjà lu des romans de Marc Levy (moi je les ai tous lus – c’est le 20ème ! – et je n’en manque jamais un dès sa sortie !), mais s’il y a bien une chose qui les caractérise, c’est l’imaginaire, le rocambolesque, l’art de faire fleureter ses personnages entre la vie et la mort, avec humour et légèreté, mais toujours avec du sentiment, de belles histoires d’amour remplies d’anecdotes.  On passe très facilement du rire aux larmes !

Maintenant, certains pourraient se lasser de ces revenants et de ce surnaturel, arguant que c’est toujours un peu la même chose…  C’est vrai, plusieurs des romans de cet auteur se ressemblent sur ce point, mais, de même que vous reprenez  un même morceau de gâteau parce que vous le trouvez délicieux, vous lirez à nouveau un livre de Marc Levy parce qu’il vous emmène dans un autre univers, et que ses dialogues sont savoureux !

Un livre sur la famille et ses secrets

Mais il n’y a pas que le surnaturel dans ce roman.  Si l’on pousse plus loin l’analyse, on voit que ce livre est plus profond : un père souvent absent qui se rend compte qu’il a manqué quelque chose en ne voyant pas son fils grandir. Qui comprend les erreurs qu’il a commises en voulant lui inculquer une « bonne éducation ».

Un fils qui apprend que son père, d’apparence si distant, lui portait un amour immense et était fier de lui. Mais aussi un homme qui vivait une histoire secrète, dans laquelle Arthur jouait (malgré lui) un rôle…

En conclusion

Comme pour la majorité des romans de Marc Lévy, je me suis régalée en le lisant ! D’accord, ce n’est pas « son meilleur livre », et les quelques lenteurs au début du livre peuvent nous rendre impatients.

Mais ce roman est agréable à lire, original, il se lit vite, car on a envie de connaître le dénouement de l’histoire, même si on s’en doute finalement un peu…

Cependant ce n’est pas cela l’important, mais plutôt les dialogues amusants entre Arthur et son père, car ce dernier a vraiment l’art de mettre l’ambiance, au grand désespoir de son fils !  

Donc,  en conclusion, un roman qui vous permettra de passer un bon moment,  durant vos vacances par exemple !

Chronique du livre : Quand je pense que Beethoven est mort alors que tant de crétins vivent…

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AUTEUR : Eric-Emmanuel SCHMITT

EDITIONS : ALBIN MICHEL

Le résumé :

Ce livre, qui comporte également un CD avec les morceaux de musique dont l’auteur nous parle, est partagé en 2 parties : Une réflexion, un essai sur l’importance de l’œuvre de Beethoven dans nos vies et une comédie « Kiki van Beethoven », qui fut jouée au théâtre en 2010.

1ère partie (107 pages) :

L’auteur nous explique le lien qui l’unit au compositeur Ludwig Van Beethoven et l’influence que ses œuvres ont eue dans sa vie. C’est une histoire d’oublis et de retrouvailles, c’est l’explication de certains morceaux, que l’on peut d’ailleurs écouter en lisant le livre, car des annotations nous signalent de quelle partie il s’agit.

On découvre des bribes de l’histoire du compositeur, de l’auteur, mais également une réflexion sur notre vie actuelle, sur notre société et surtout sur l’importance de l’optimisme, de la joie et de l’amour de la vie…   et cela, malgré les mésaventures et drames auxquels chacun de nous devra inévitablement faire face ! Un grand enseignement, qui nous arrive, l’air de rien, comme une simple réflexion, comme si nous discutions autour d’une tasse de thé…

2ème partie (67 pages) :

Ensuite vient « Kiki van Beethoven » qui relate l’aventure d’une femme, la soixantaine rayonnante, qui va, grâce à la musique (de Beethoven bien entendu !), changer sa vie ainsi que celle de ses trois amies. Une fable sur la jeunesse perdue et les secrets ensevelis.

L’influence de la musique classique…

Ce n’est pas un roman, ce n’est pas une histoire avec une quelconque intrigue, et ce n’est même pas le récit de la vie de Beethoven… si vous vous attendez à cela, vous serez déçu.

Non, l’intérêt de ce livre n’est pas là. Il nous montre comment de la « simple » musique peut avoir une influence sur une personne, à différents moments de sa vie.

Il nous explique certaines œuvres, que nous comprenons mieux en écoutant, durant notre lecture, ces passages annotés avec un numéro et leur nom. C’est très bien organisé, et pas du tout rébarbatif ! Et, si cela peut permettre à certains lecteurs de se réconcilier avec la « musique classique », que certains rejettent d’office car trop « snob, incompréhensible, intellectuelle, voire vieillotte », ce sera déjà cela de pris…

J’aimais déjà Beethoven…

Et je l’apprécie encore plus  après avoir lu ce livre ! Surtout, je commence à comprendre pourquoi je préfère écouter Beethoven plutôt que Mozart ou Bach.

Vous voulez savoir pourquoi ? Parce que Beethoven, et sa musique, sont optimistes, humanistes, gais, volontaires ! Ils ne baissent pas les bras, ils se battent, avancent coûte que coûte. Mais ils savent aussi se faire tendres, rieurs, profiter des bons moments que la vie nous offre, et ne pas tout voir en noir. Ils ont à cœur d’espérer un monde meilleur, de croire en l’homme ! Et je vous jure que cela se ressent lorsqu’on l’écoute !

Non, ce n’est pas de la naïveté, c’est ce que nous avons perdu depuis longtemps cette « foi en l’humain qui fonde les nobles entreprises, l’exaltation volontaire, l’optimisme héroïque. » comme dit l’auteur.

Et j’appréciais déjà Eric-Emmanuel Schmitt également…

Eh bien, je n’ai pas été déçue ! Car il a le don de créer des livres comme personne ne le fait. En effet, oser écrire un bouquin sur un compositeur aurait pu faire fuir les lecteurs… Et ce titre ! Rien que pour cela j’avais déjà envie de lire le livre !!

Mais il n’écrit pas sur un compositeur, il nous raconte comment ce musicien s’est insinué dans sa propre vie, de même qu’elle pourrait le faire dans la nôtre. Il est donc proche de nous, et ne nous inflige pas un cours réservé aux seuls mélomanes initiés (heureusement !).

En même temps, il distille tout de même, de temps à autre, des explications sur l’œuvre, la compare à celle de Mozart ou d’autres compositeurs connus, mais toujours dans un langage clair et vivant, ce qui est la force de cet auteur, je pense.

Enfin, il nous délivre un message très philosophique, profitant de Beethoven pour nous montrer que notre société s’est fortement éloignée des valeurs qui devraient être les siennes :

 « Humanisme, courage, culte de la hauteur, choix de la joie : voilà les quatre propositions de Beethoven. On appelle cela une morale. »

« Quand je pense que Beethoven est mort alors que tant de crétins vivent… » E-E Schmitt

Ce que j’apprécie vraiment chez cet auteur, c’est que ses livres sont toujours faciles à lire et vite lus.

Pour autant, ils nous apprennent des choses comme ici la musique, nous délivrent des messages positifs, sont inventifs, nous font sourire, réfléchir, aimer la vie.

Eric-Emmanuel Schmitt sait partager son érudition sans jamais avoir l’air de nous donner des leçons ou d’étaler ses connaissances, comme c’est malheureusement souvent le cas avec ce type d’écrivains…

Et pour votre info, j’ai rédigé cette chronique… en écoutant Beethoven bien sûr !!

Essayez, vous verrez, c’est une musique magique…

Chronique du roman : PEPLUM

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peplum

AUTEUR : Amélie NOTHOMB

EDITIONS : ALBIN MICHEL

Le résumé :

Parce qu’elle a deviné que l’ensevelissement de Pompéi a été provoqué volontairement afin que les archéologues puissent redécouvrir les beautés de cette magnifique ville romaine, une romancière est « transférée » au XXVIème siècle !

Elle se retrouve face à un homme du nom de Celsius (oui, comme les degrés !) qui lui explique pourquoi il l’a enlevée et ne peut la ramener à son époque.

S’ensuit une longue, très longue conversation à huis clos entre ces 2 personnages qui ne s’apprécient pas du tout, mais qui sont obligés de se supporter.

Elle (A N = Amélie Nothomb ?) tente de comprendre le siècle où elle est arrivée et surtout elle cherche un moyen pour retourner d’où elle vient… Son arme favorite : agacer le plus possible Celsius. Et il faut dire qu’elle y arrive parfaitement !

Lui, Celsius, qui avait pris un air insensible au départ, finit par essayer de justifier son acte et les crimes commis par ses contemporains. Cet affrontement, cette joute verbale durera tout le long de ces 212 pages.

Bizarre ? Vous avez dit bizarre ?

Dès le début du livre, nous avons droit à un dialogue, sans vraiment savoir entre qui et qui… Aucun personnage ne nous est vraiment présenté, aucun lieu, aucune description, et nous comprenons petit à petit ce qu’il se passe. 

Mais dans ce roman, le plus étonnant, c’est qu’il n’y a aucune action : juste 2 personnages qui discutent, s’interrogent, s’offusquent, se font face. Et cela, durant tout le livre !

C’est étonnant, cela m’a fait penser au « Huis clos » de Sartre que j’avais lu durant mes études. Mais au moins, là, il s’agissait d’une pièce de théâtre et elle comprenait 3 personnages, de l’action !

Pourtant, nous sommes tout de même poussés à lire ce bouquin jusqu’au bout car on aimerait bien savoir si cette romancière va réussir à retrouver son siècle et sa vie d’avant ! (eh non, je ne vais pas vous le dire, sinon vous ne le lirez vraiment pas  !!)

Quelque peu décevant…

L’idée de base est somme toute séduisante, mais après quelques pages, on se lasse… car il ne se passe rien, et que ces  dialogues continus deviennent fatiguants.

De plus, si vous ne faites pas partie de l’Académie Française, armez-vous d’un bon dictionnaire car vous allez apprendre de nouveaux mots ! (ok, s’instruire n’a jamais fait de mal à personne…mais bon !)

Il y a quelques essais de discussions philosophiques sur l’organisation de la société, l’égalité, le bien et le mal… Ces sujets sérieux sont cependant mélangés avec de la pure imagination, comme par exemple la traite des baleines car elles sont plus productives que les vaches pour fournir du lait !  Du coup, on ne sait plus si on se trouve dans un livre qui se veut plutôt sérieux et réservé à des « intellectuels », ou dans un bouquin loufoque et ironique….

C’est peut-être là tout le mérite de cette romancière finalement ! Il faudrait le confirmer en lisant un autre de ces romans…

Mais en tout cas je ne peux pas dire que je classerai ce « Péplum »  dans un de mes livres préférés, même si, par curiosité pour ce style très spécial, il est intéressant de le lire (surtout qu’il est très vite avalé).

Ah,  au fait, savez-vous ce qu’est un « péplum » ?

Dans la Grèce antique, il s’agissait d’une tunique féminine de laine, faite d’un rectangle de tissu enveloppant le corps et dont la partie supérieure était repliée sur le buste.

Voilà déjà un mot d’expliqué, je vous laisse le soin de découvrir les autres…

Chronique du roman : DU MIEL POUR LES ABEILLES

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AUTEUR : Cathy KELLY

EDITIONS : Pocket

Le résumé :

Nous entrons dans la vie de plusieurs femmes vivant dans une petite ville Irlandaise :

  • Il y a Frankie, directrice des ressources humaines dans une grande société.  C’est une femme active, volontaire mais son entrée en ménopause, le départ de  ses enfants à l’étranger et le licenciement de son mari, Seth, vont lui faire vivre des épreuves auxquelles elle ne s’attendait pas.
  • On rencontre également Lillie, qui arrive en Irlande à l’invitation de Seth, dont elle vient de découvrir qu’elle était la sœur, sa mère l’ayant abandonnée à sa naissance et envoyée en Australie pour adoption. Lillie a perdu son cher mari quelques mois plus tôt, et a difficile de vivre sans lui…
  • Peggy, elle, est une jeune femme qui s’est sauvée de la maison familiale à cause de la maltraitance psychologique de son père. Elle réalise enfin son rêve d’ouvrir une boutique de tricot dans cette charmante petite ville irlandaise, où les gens sont si accueillants ! Elle y fait la connaissance de David, et elle tombe amoureuse… Mais les blessures de son passé l’empêche de vivre pleinement son amour !
  • La mère de David, Opal, est une femme que tout le monde aimerait avoir pour épouse et maman, tant elle est gentille, simple et compréhensive ! Elle vit avec son mari, Ned, et une nièce de 15 ans, Freya, qu’ils ont recueillies car elle avait perdu son père dans un accident et avait une mère mentalement incapable de s’en occuper. Opal adore Freya qui le lui rend bien. C’est une jeune fille intelligente et très (trop) mature pour son âge, blessée par les épreuves qu’elle a endurées.
  • Opal a 3 fils et une fille,  Meredith, qui a quitté la maison car elle rêvait d’une vie plus « chic ». Ellle a ouvert une galerie d’art dans une grande ville en collaboration avec un couple de gens « de la haute ». Malheureusement, la naïveté de Meredith lui jouera des tours et elle reviendra sans le sous auprès de ses parents.

Tous ces personnages, et d’autres encore, vont interagir entre eux grâce à Lillie, qui va profiter de son aventure irlandaise pour aider les autres,  un don qu’elle a reçu à sa naissance… Mais cela lui permettra également de faire son deuil.

Un très long roman et énormément d’intervenants !

526 pages, c’est long… et quand vous y rajoutez tous ces personnages, il faudrait presque dresser une liste de « qui est qui » pour s’y retrouver !

Les prénoms prêtant à confusion pour nous francophones n’arrangent rien… (Frankie m’a notamment posé problème, car à chaque fois je pensais que c’était un homme !)  

Cependant, on est heureux de suivre la vie de ces familles et les rebondissements qui ne manquent pas d’arriver, même si la chute est depuis très longtemps prévisible et quelque peu rapide… dommage !

Un livre hyper réaliste… et une ambiance fort triste…

Ce bouquin m’a filé le bourdon, je l’avoue… Contente de le commencer et de découvrir la vie de ces femmes, je me suis retrouvée dans une ambiance lourde et triste. Cela fait un peu trop de malheur pour un seul livre ! Quasiment tous les personnages sont tristes et ont des problèmes…

En fait, l’auteur a tellement bien décrit les sentiments des personnages, l’ambiance dans laquelle elles vivaient, les problèmes avec lesquels elles se débattaient que vous avez l’impression, non de lire un roman, mais une histoire réelle, dont bon nombre de scènes font écho en vous !

Donc, si vous n’êtes pas trop en forme pour l’instant, choisissez un autre livre, je vous le conseille… sinon, c’est un peu comme lire une saga familiale, et c’est ce qui explique d’ailleurs la longueur de ce roman.

Chronique du roman : ET SI ON DANSAIT ?

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AUTEUR : ERIK ORSENNA

EDITIONS : STOCK

Le résumé :

Il s’agit en fait de la suite de plusieurs livres écrits par l’auteur : « La grammaire est une chanson douce », « Les Chevaliers du Subjonctif » et « La Révolte des accents ».

Vous constatez de suite de quoi il est question… de la langue française ! Mais Eric Orsenna l’a intégrée dans une histoire un peu surnaturelle, avec comme personnages principaux une jeune fille et son frère : Jeanne et Tom.

Dans ce livre-ci, nous retrouvons donc Jeanne, qui, pour se faire un peu d’argent et vivre dignement, pratique le métier « d’écrivain fantôme »… Ainsi, elle écrit des discours pour des politiciens, réalise des devoirs pour les étudiants,  aide les amoureux qui ne savent pas comment déclarer leur flamme, etc…

En filigrane, il est également question de l’histoire de la demoiselle, et de son amour pour Amitav, jeune homme qu’elle a dû laisser en quittant l’Inde, et à qui elle pense toujours…

Et puis, il y a cette mission périlleuse que Jeanne devra accomplir : faire en sorte que des mots, ayant été séparés de leurs livres suite à un naufrage, soient sauvés.  Eh oui, ici, les marées noires sont constituées de mots, bien vivants en plus !! C’est surnaturel, je vous avais prévenus ! Mais comment faire ? C’est une tâche immense que de démêler  tous les mots les uns des autres et savoir qui doit retourner dans « Le Lion » de Joseph Kessel, ou dans « Harry Potter » par exemple !! Cependant, Jeanne est une fille pleine de ressources, passionnée par les mots, et la solution qu’elle trouvera va vous étonner ! Mais je ne vous en dis pas plus… à vous de la découvrir !

Un tout petit roman en taille, mais quelle inventivité !

Eh oui, ce livre ne contient que 127 pages pour l’histoire (je n’ai pas compté les remerciements de l’auteur), il est très vite lu, mais le plaisir qu’il nous procure est inversement proportionnel à sa taille !

Qui aurait eu l’idée de faire échouer des mots sur une plage ? De les faire parler et marcher ? Pas grand monde je pense, et c’est bien là un des attraits de ce bouquin : il est inattendu !

Et en plus, on apprend et on réfléchit sur l’usage du français…

Sans s’en apercevoir ! Super non ? Je trouve que tous les étudiants devraient lire cette série de livre, cela les réconcilierait certainement avec le Français ! Et le rendrait plus ludique…

Car Jeanne réfléchit tout haut sur l’usage, tantôt des parenthèses, tantôt des virgules ou du mal-aimé point-virgule, etc…  Loin de nous assommer avec des règles rébarbatives, l’auteur les intègre dans l’histoire de Jeanne.

Comme, par exemple, dans son histoire d’amour avec Amitav : Si elle y met un point final, cela signifie que son histoire s’achève. Mais s’il s’agit de points suspensifs, cela indique une interruption de l’histoire, et donc, qu’elle pourra, peut-être, un jour reprendre… L’espoir de Jeanne va ainsi renaître !

Son frère, Tom, est lui plutôt musicien. Cela permet à Erik Orsenna de faire un parallèle entre le solfège, le rythme en musique, et la grammaire, car finalement, si vous y faites attention, ce n’est pas si différent !

Un livre « bonbon » !

Oui, moi j’appelle cela un livre « bonbon », car on le déguste comme une confiserie ! Les dialogues sont savoureux, l’histoire amusante, et on ne s’ennuie vraiment jamais au pays de Jeanne.

De plus, les illustrations un peu « rétros » présentes dans l’ouvrage renforcent encore ce sentiment agréable, cette originalité du récit. On a l’impression d’être en vacances dans ce pays, le pays de la grammaire…

Vous l’avez compris, je suis conquise ! Notez que je l’étais déjà à ma lecture de « La grammaire est une chanson douce » (que j’ai lu il y a quelques années) … et que je compte bien terminer la série au plus vite !

Ah, au fait, que pensez-vous de mon usage de la ponctuation dans cet article ? (Prière de répondre après avoir lu ce livre !!)

« Aucun dictateur n’aime les livres, Jeanne. Car les livres aident à rêver, à réfléchir et donc à critiquer. Quel besoin de rêver, pensent les dictateurs, puisque la société que j’ai créée est la meilleure possible ? Quel besoin de réfléchir puisque je décide tout pour vous ? Quand à la critique, je ne l’accepterai jamais. »

Et si on dansait ? Erik Orsenna – page 72

Chronique du roman : LES MOTS ENTRE MES MAINS

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Auteure : Guinevere Glasfurd

Editions : Préludes

Le résumé :

Nous sommes projetés aux Pays-Bas, dans les années 1630, durant son « siècle d’or ». Nous y faisons la connaissance d’Helena, jeune servante chez un libraire anglais. Chose assez inhabituelle pour une fille de l’époque, elle sait lire et écrire. Elle aime les mots… Ce qui ne lui est pourtant d’aucune utilité pour les tâches qu’on lui confie !

Un beau jour, le philosophe français René Descartes vient s’installer dans leur maison, pour y travailler dans le calme. C’est un homme discret, qui n’a qu’un souhait : ne pas être dérangé, afin de pouvoir s’adonner à son activité préférée, penser et apprendre !

Il apprécie cependant la compagnie de cette jeune femme ayant de l’esprit, avec qui il aura finalement une liaison. Une petite fille naîtra de cet amour, Francine. Mais comme il n’est pas concevable pour un homme comme lui d’épouser une servante, surtout à cette époque-là, cette idylle devra rester secrète… Et nous découvrons alors la pénible vie d’Helena, qui ira de déception en déception…  obligée de s’isoler afin de pouvoir vivre son grand amour. Cet amour qu’elle ne reniera pourtant jamais !

Comme Helena est une femme indépendante et volontaire, en avance sur son temps, elle va se battre, surmonter toutes les difficultés et même gagner sa vie en vendant ses propres dessins !

Malheureusement, un drame terrible s’abattra sur cette famille pas comme les autres…

Une histoire d’amour véridique :

Ce magnifique roman se base sur une vérité historique mais méconnue à propos de la vie privée de René Descartes et nous présente un homme, qui, malgré les difficultés, n’abandonnera jamais totalement  Helena, tant sur le plan financier qu’humain… ce qui n’était vraiment pas la norme en ce temps-là !

Grâce à ce livre, merveilleusement écrit je trouve, nous en apprenons plus sur la vie à cette époque, et notre curiosité est encore plus satisfaite en découvrant des notes historiques à la fin du récit. Ce qui prouve les recherches effectuées par l’auteure.

Un portrait de femme…

On parle rarement des femmes dans l’Histoire…  L’auteure a choisi de réparer cet oubli en nous présentant le parcours d’Helena, et d’une façon telle qu’on en oublie presque Descartes, « le philosophe » !

Plus qu’une simple histoire d’amour, c’est un livre sur la condition de la femme au XXVIIème siècle, et quelle condition !! Même souhaiter apprendre à écrire relevait d’un parcours du combattant pour elles…  Mais les femmes sont fortes et volontaires…

Un livre passionnant et touchant !

Ce livre est surprenant. Non seulement il arrive à s’approprier l’Histoire, mais aussi, grâce à l’imagination de l’auteure, à nous faire véritablement entrer dans la vie de 2 êtres que rien ne destinait à se rencontrer… et je suis tombée sous le charme !  Je ne vous cache pas qu’il m’a fallu un peu de temps pour qu’il opère, car le début du récit est un peu lent, mais ensuite, on est emmené dans le tourbillon de cette vie pas comme les autres, on se croirait presque aux Pays-Bas, et on n’a qu’une envie, savoir comment va se terminer leur histoire !

Et je vous avoue humblement que j’ai pleuré, ressentant intensément cette tristesse si magistralement décrite par Guinevere Glasfurd à la fin de son roman !