Chronique du roman : DU MIEL POUR LES ABEILLES

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AUTEUR : Cathy KELLY

EDITIONS : Pocket

Le résumé :

Nous entrons dans la vie de plusieurs femmes vivant dans une petite ville Irlandaise :

  • Il y a Frankie, directrice des ressources humaines dans une grande société.  C’est une femme active, volontaire mais son entrée en ménopause, le départ de  ses enfants à l’étranger et le licenciement de son mari, Seth, vont lui faire vivre des épreuves auxquelles elle ne s’attendait pas.
  • On rencontre également Lillie, qui arrive en Irlande à l’invitation de Seth, dont elle vient de découvrir qu’elle était la sœur, sa mère l’ayant abandonnée à sa naissance et envoyée en Australie pour adoption. Lillie a perdu son cher mari quelques mois plus tôt, et a difficile de vivre sans lui…
  • Peggy, elle, est une jeune femme qui s’est sauvée de la maison familiale à cause de la maltraitance psychologique de son père. Elle réalise enfin son rêve d’ouvrir une boutique de tricot dans cette charmante petite ville irlandaise, où les gens sont si accueillants ! Elle y fait la connaissance de David, et elle tombe amoureuse… Mais les blessures de son passé l’empêche de vivre pleinement son amour !
  • La mère de David, Opal, est une femme que tout le monde aimerait avoir pour épouse et maman, tant elle est gentille, simple et compréhensive ! Elle vit avec son mari, Ned, et une nièce de 15 ans, Freya, qu’ils ont recueillies car elle avait perdu son père dans un accident et avait une mère mentalement incapable de s’en occuper. Opal adore Freya qui le lui rend bien. C’est une jeune fille intelligente et très (trop) mature pour son âge, blessée par les épreuves qu’elle a endurées.
  • Opal a 3 fils et une fille,  Meredith, qui a quitté la maison car elle rêvait d’une vie plus « chic ». Ellle a ouvert une galerie d’art dans une grande ville en collaboration avec un couple de gens « de la haute ». Malheureusement, la naïveté de Meredith lui jouera des tours et elle reviendra sans le sous auprès de ses parents.

Tous ces personnages, et d’autres encore, vont interagir entre eux grâce à Lillie, qui va profiter de son aventure irlandaise pour aider les autres,  un don qu’elle a reçu à sa naissance… Mais cela lui permettra également de faire son deuil.

Un très long roman et énormément d’intervenants !

526 pages, c’est long… et quand vous y rajoutez tous ces personnages, il faudrait presque dresser une liste de « qui est qui » pour s’y retrouver !

Les prénoms prêtant à confusion pour nous francophones n’arrangent rien… (Frankie m’a notamment posé problème, car à chaque fois je pensais que c’était un homme !)  

Cependant, on est heureux de suivre la vie de ces familles et les rebondissements qui ne manquent pas d’arriver, même si la chute est depuis très longtemps prévisible et quelque peu rapide… dommage !

Un livre hyper réaliste… et une ambiance fort triste…

Ce bouquin m’a filé le bourdon, je l’avoue… Contente de le commencer et de découvrir la vie de ces femmes, je me suis retrouvée dans une ambiance lourde et triste. Cela fait un peu trop de malheur pour un seul livre ! Quasiment tous les personnages sont tristes et ont des problèmes…

En fait, l’auteur a tellement bien décrit les sentiments des personnages, l’ambiance dans laquelle elles vivaient, les problèmes avec lesquels elles se débattaient que vous avez l’impression, non de lire un roman, mais une histoire réelle, dont bon nombre de scènes font écho en vous !

Donc, si vous n’êtes pas trop en forme pour l’instant, choisissez un autre livre, je vous le conseille… sinon, c’est un peu comme lire une saga familiale, et c’est ce qui explique d’ailleurs la longueur de ce roman.

Chronique du roman : LES MOTS ENTRE MES MAINS

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Auteure : Guinevere Glasfurd

Editions : Préludes

Le résumé :

Nous sommes projetés aux Pays-Bas, dans les années 1630, durant son « siècle d’or ». Nous y faisons la connaissance d’Helena, jeune servante chez un libraire anglais. Chose assez inhabituelle pour une fille de l’époque, elle sait lire et écrire. Elle aime les mots… Ce qui ne lui est pourtant d’aucune utilité pour les tâches qu’on lui confie !

Un beau jour, le philosophe français René Descartes vient s’installer dans leur maison, pour y travailler dans le calme. C’est un homme discret, qui n’a qu’un souhait : ne pas être dérangé, afin de pouvoir s’adonner à son activité préférée, penser et apprendre !

Il apprécie cependant la compagnie de cette jeune femme ayant de l’esprit, avec qui il aura finalement une liaison. Une petite fille naîtra de cet amour, Francine. Mais comme il n’est pas concevable pour un homme comme lui d’épouser une servante, surtout à cette époque-là, cette idylle devra rester secrète… Et nous découvrons alors la pénible vie d’Helena, qui ira de déception en déception…  obligée de s’isoler afin de pouvoir vivre son grand amour. Cet amour qu’elle ne reniera pourtant jamais !

Comme Helena est une femme indépendante et volontaire, en avance sur son temps, elle va se battre, surmonter toutes les difficultés et même gagner sa vie en vendant ses propres dessins !

Malheureusement, un drame terrible s’abattra sur cette famille pas comme les autres…

Une histoire d’amour véridique :

Ce magnifique roman se base sur une vérité historique mais méconnue à propos de la vie privée de René Descartes et nous présente un homme, qui, malgré les difficultés, n’abandonnera jamais totalement  Helena, tant sur le plan financier qu’humain… ce qui n’était vraiment pas la norme en ce temps-là !

Grâce à ce livre, merveilleusement écrit je trouve, nous en apprenons plus sur la vie à cette époque, et notre curiosité est encore plus satisfaite en découvrant des notes historiques à la fin du récit. Ce qui prouve les recherches effectuées par l’auteure.

Un portrait de femme…

On parle rarement des femmes dans l’Histoire…  L’auteure a choisi de réparer cet oubli en nous présentant le parcours d’Helena, et d’une façon telle qu’on en oublie presque Descartes, « le philosophe » !

Plus qu’une simple histoire d’amour, c’est un livre sur la condition de la femme au XXVIIème siècle, et quelle condition !! Même souhaiter apprendre à écrire relevait d’un parcours du combattant pour elles…  Mais les femmes sont fortes et volontaires…

Un livre passionnant et touchant !

Ce livre est surprenant. Non seulement il arrive à s’approprier l’Histoire, mais aussi, grâce à l’imagination de l’auteure, à nous faire véritablement entrer dans la vie de 2 êtres que rien ne destinait à se rencontrer… et je suis tombée sous le charme !  Je ne vous cache pas qu’il m’a fallu un peu de temps pour qu’il opère, car le début du récit est un peu lent, mais ensuite, on est emmené dans le tourbillon de cette vie pas comme les autres, on se croirait presque aux Pays-Bas, et on n’a qu’une envie, savoir comment va se terminer leur histoire !

Et je vous avoue humblement que j’ai pleuré, ressentant intensément cette tristesse si magistralement décrite par Guinevere Glasfurd à la fin de son roman !